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Force Ouvrière de l' E.P.S.M. Val de Lys - Artois

FO : un syndicat libre et indépendant

7 Mars 2012 , Rédigé par E. Pruvot Publié dans #Documentation téléchargeable

FO Agissons ensemble

 

Dans cet article, nous reprenons les points importants de la lettre-argumentaire du 22 février 2012, supplément à Force Ouvirère Hebdo n°3019

 

« Conformément à son principe et sa pratique de liberté et d’indépendance syndicales, Force Ouvrière ne donnera aucune consigne de vote à l’occasion des élections présidentielles et des élections législatives qui suivront. Pour nous, les partis politiques et les syndicats ont des rôles différents en démocratie, les premiers ayant vocation à rassembler toutes les catégories de la population et à exercer le pouvoir ou le contre-pouvoir, les seconds ayant pour rôle de représenter et défendre les intérêts de l’ensemble des salariés actifs, chômeurs et retraités, et d’exercer un rôle de contrepoids.

Une élection politique est un choix citoyen. Notre rôle c’est de représenter et défendre les droits de ce que beaucoup n’osent plus appeler la classe ouvrière.

Cela ne signifie pas pour autant qu’une période électorale politique est une période d’abstinence revendicative. Il nous appartient donc d’affirmer ou de réaffirmer nos revendications et analyses.(...)

 

Nos positions et revendications sont cohérentes et interdépendantes.

 

Elles impliquent de rompre avec la logique anglo-saxonne, de réorienterles modalités de la construction européenne, de re réglementer, de revivifier le service public. Elles resituent l’économique au rang d’outil et non de finalité.

 

Elles impliquent de sortir de l’austérité en France et en Europe, de réfléchir à un protectionnisme au niveau de la zone euro, de soutenir l’augmentation générale des salairescomme élément indispensable de progrès.

 

S’agissant de la situation en France, elles exigent comme objectif le respect des principes fondamentaux de la République (liberté, égalité, fraternité)au-delà des discours, dans les actes et décisions.

 

La République n’est pas soluble dans le marché, la République sociale est antinomique avec l’austérité.

 

Quels que soient le gouvernement et la majorité au pouvoir demain, Force Ouvrière défendra en toute liberté et indépendance ses positions et revendications.

 

C’est aussi pour cela qu’il n’appartient pas au syndicat de donner des consignes de vote.

 

Ajoutons que nous considérons que chaque travailleur, en tant que citoyen, est majeur, qu’il n’a pas besoin de directeur de conscience pour lui dicter son comportement dans l’isoloir.

C’est aussi cela la liberté.

Amitiés syndicalistes,

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général

 

I LA CRISE

 

Dès 2007, la crise des subprimes a été analysée par Force Ouvrière comme une crise profonde du système capitaliste, le temps a malheureusement confirmé cette analyse.Cette crise est le résultat de l'instauration à tous les niveaux d'une pensée unique et rigide destinée à préserver et enrichir les « fonds de pensions américains » et les personnes qui vivent des intérêts de leur capital.Cette crise accentue les inégalitésen entrainant une perte du pouvoir d'achat,une flexibilité des rémunérations ET des conditions de travail, elle fragilise les protections sociales établies.

 

Pour sortir de cette crise, il est fondamental de pouvoir jouer sur les niveaux national européen et mondial car cette crise apparaît comme un mouvement généralisé de déréglementation, de privatisation et de libéralisation.

 

1- Au niveau international :

 

Malgré les déclarations du G20, les paradis fiscaux perdurent, les gouvernements n'ont pas repris la main sur les marchés financiers, les normes du travail établies par l'OIT (Organisation Internationale du Travail) ne sont pas respectées et même dans les pays « riches » et démocratiques.

 

2- Au niveau européen :

 

Européenne, Force Ouvrière l’est depuis ses origines mais reste attentif et critique sur les modalités de la construction européenne dont des accords font lapart belle au capitalisme libéral, favorisent ladéréglementation et les privatisations. Ce sont les gouvernements qui sont responsables de cette situation.

 

L'Europe n'est plus vécue comme une lueur d'espoir et de progrès social par la plupart de ses membres. Elle n'est plus que sanctions et contraintes.

 

Force Ouvrière continue de revendiquer une priorité pour le social avec « un protocole social de droit primaire » qui remettrait en cause la logique actuelle de la construction européenne,ce que refusent toujours avec force les gouvernements.

 

Force Ouvrière réclame une révision de la directive détachement des travailleurs, qui est aujourd’hui une vraie passoire et un instrument intra-européen de dumping social.

 

3- Au niveau national :

 

Les faits et les analyses sont tronqués pour justifier les arbitrages douloureux pour le citoyen. On peut le voir quand on compare le coût du travail en Allemagne et en France en oubliant de préciser que l'Allemagne abuse des productions intermédiaires dans les ex pays de l'Est où la main d'oeuvre est bien moins chère et les conditions de travail sont bien différentes de celles de l'Allemagne. Il est également oublié de préciser que 11% des assurés sociaux en Allemagne choisissent de s'assurer dans le privé et que pour leurs retraites complémentaires, ils sont 35%. Il est alors difficile de parler de solidarité et donc les cotisations ne peuvent être comptabilisées comme prélèvements obligatoires.

Comme le dit l’adage : «comparaison n’est pas raison».

 

Une présentation partielle du système allemand justifie la nécessaire politique de rigueur qui permet de diminuer le pouvoir d'achat et remet en cause les acquis sociaux.

 

Il est donc évident que c'est la politique économique globale qu'il faut revoir. Fondamentalement, ce sont les modalités de production et de répartition des richesses qui sont en cause.

 

Comme Force Ouvrière l'a déjà affirmé : on ne sort pas d’une crise systémique du capitalisme en faisant plus de capitalisme libéral.

 

II.LA RÉPUBLIQUE SOCIALE

 

La devise de la République Française est Liberté, Egalité, Fraternité auxquels nous devons ajouter Laïcité qui est reste l'élément essentiel pour lutter contrôle communautarisme et les discriminations,et rejeter toute forme de racisme, de xénophobie et d’antisémitisme.

 

Pour que nous ayons une République Sociale, il est essentiel de maintenir Un Service Public Républicain, Des Régimes de Protection Sociale Collective et Le Droit et La Liberté Syndicale qui sont les outils de la négociation collective.

   

 

1-LE SERVICE PUBLIC RÉPUBLICAIN : « le bien de ceux qui n’ont rien »

 

 

 

C’est une des structures essentielles pour assurer l’égalité minimale de droit et la liberté.

 

La RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques)a pour objectifs la mise en place d'un libéralisme économique qui au mieux remet en cause le Service Public, la loi HPST est également un danger sérieux pour l'accès au Service Public.

La RGPP, c'est

  • déjà 400 000 postes dans les Services et Opérateurs Publics supprimés.

  • Des missions de Service Public ont été transférées au Privé,

  • L'effacement de missions de Service Public

  • Le coût des partenariats public-privé compromettant les missions essentielles du Service Public.

 

L'ârret de cette RGPP est indispensable sur le plan Social, Economique et Républicain.

Un débat sur le rôle et les missions du Service Public dans la République doit être ouvert (toujours promis mais jamais mis en oeuvre).

 

Force Ouvrière demande l'arrêt de la réforme des collectivités territoriales.

 

Le livre noir de la RGPP édité en 2011 par Force Ouvrière est toujours d’actualité.

 

 

2-LES RÉGIMES DE PROTECTION SOCIALE COLLECTIVE : Les consolider, les améliorer

 

Ce sont les outils essentiels de la fraternité, de l’égalité et de la liberté.

Les difficultés finanières sont générées et accentuées par :

  • La persistance et l’augmentation importante du chômage,

  • l’insuffisante augmentation des salaires

  • une augmentation des dépenses d'assistances résultant des 2 points précédents.

Il est donc urgent de

  • Consolider les régimes de protection sociale et collectives

  • Perenniser ces régimes

  • Améliorer les droits sociaux.

 

Cela suppose notamment:

 

  • Des engagements clairs sur la consolidation du niveau de la protection sociale (maladie, famille, retraites et chômage).

  • Le maintien de la cotisation comme outil majoritaire ou intégral de financement.

  • Une réforme de la cotisation dite patronale pour y intégrer une dose de valeur ajoutée dans le calcul de l’assiette.

  • Une distinction nette entre ce qui relève de la solidarité salariale, donc de la cotisation, et ce qui relève de la solidarité nationale, donc de l’impôt. Ce qui pose également la question des règles de compensation des salariés vers les non-salariés.

 

 

Rien ne justifie, au regard de l’Histoire, que plus l’espérance de vie augmente, plus on soit contraint de travailler plus longtemps.

Avec de tels raisonnements la Sécurité sociale ou les retraites n’auraient jamais vu le jour.

 

Force Ouvrière continuera à se battre pour revenir à un droit à la retraite à taux plein à 60 ans

 

3- LES RÈGLES DE LA NÉGOCIATION COLLECTIVE

 

La France est le premier pays au monde en termes de couverture conventionnelle ou statutaire des salariés grâce aux accords, de conventions collectives et statuts nationaux, c’est-à-dire à couverture large et définissant (principe d’égalité) un minimum de droits communs.

 

Le syndicalisme est le garant de la démocratie sociale. Les syndicats sont avant tout légitimes grâce à leurs implantations,leur droit à négocier et leur droit à agir, y compris par la grève, grève dont le droit de grève doit être préservé.

 

Depuis quelques années, on voudrait bien que les syndicats, à l’instar des partis politiques, tirent leur légitimité unique de l’élection. Afin d’instaurer des accords dits majoritaires pour justifier l’élargissement des dérogations à la loi ou aux accords nationaux, dynamitant ainsi l’héritage républicain et deux lois fondatrices du progrès social en France (1936 et 1950).

Cette démarche permettrait la mise en place d'un droit du travail qui serait différent d'une entreprise à une autre et tuerait donc le principe d'égalité.

 

Plus généralement, l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires, retraites, pensions, allocations et minima sociaux est une priorité.

Nous n’acceptons pas le glissement du modèle républicain vers le modèle anglo-saxon, glissement soutenu par la position commune de deux syndicats avec le patronat en 2008 (reprise par la loi) et son pendant dans le public(les accords de Bercy).

Attention aux accords « majoritaires » qui ne font que dérèglementer !

Attention aux souhaits de politiques qui ne voudraient que 2 syndicats !

 

Force Ouvrière n'est pas rentrée dans une forme d’union sacrée CGT / CFDT / MEDEF / CGPME / Élysée / gouvernement / majorité / opposition.Nous résisterons toujours contre toute atteinte à la liberté syndicale et à la République sociale.

 

fo santé autre1

 

Pour ceux qui veulent lire toute la lettre-argumentaire, vous pouvez la télécharger ICI

Toutes les revendications et positions de Force Ouvrière n’y figurent pas, elles sont écrites noir sur blanc dans les dernières résolutions de notre congrès confédéral de 2011, vous pouvez passer au local syndical et y avoir accès aisément.

 

Livre-noir-RGPP.pngLe livre noir de la RGPP ICI

 

FO Service Public c'est la RépubliqueFO et le Service Public ICI

 

 

 

 

 

Les accords de Bercy ICI

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